Poème · Spleen n° 4
Amers regrets
19 mars 1991
Des photographies sur un lit, une nuit sans sommeil et l’écriture comme dernier refuge contre le désespoir.
Dans cette chambre vide où je ne peux dormir,
J'entends dans mes sanglots l'écho des souvenirs
Et ces photographies étalées sur mon lit
Semblent me répéter que ce temps s'est enfui.
Alors pourquoi lutter si toute lutte est vaine?
Parfois l'envie me prend de me tailler les veines.
Mais quand je serai mort, quand j'aurai succombé,
Oublierai-je vraiment pourquoi je suis tombé?
Le visage meurtri, fermant mes yeux mouillés,
Je repense à ces jours où tu m'avais aimé,
Et des larmes salées s'écoulent sur mes joues.
Seul et abandonné, désenchanté surtout,
J'écris ce poème qui me consolera
En espérant qu'un jour tout cela changera.