Poème
Après toi
2 janvier 2002
Dans une chambre devenue trop vaste, une voix parle encore à celle qui ne l’entend plus.
Je parle aux ombres nues à l'orée de la nuit
Qui s'étirent et se nouent le long des murs éteints
D'une chambre trop vaste où se vautre l'ennui
Près de mon corps brisé de n'être plus étreint.
Les mots volent trop bas tout autour de ma tête,
Des sons désincarnés qui avaient eu un sens
Avant que la douleur ne les crie à tue-tête,
Et qu'ils ne s’évaporent dans des fumées d'encens.
Je parle à ton oreille qui ne m’écoute plus
Pour que ton cœur entende au moins dans mes sanglots
Le regret des erreurs et l'amour qui éclot.
Et le temps qui me fuit ne me comprend pas plus,
Ne sait pas qu'à présent les jours seront des mois,
Que c'est toi que j'attends, toi qui dors loin de moi.