Poème

Sirène

27 mai 2002

Sur l’eau éclatante, Séverine devient sirène et rend au poète le goût de ses heures.

Sens-tu l'eau caresser sur tes épaules nues
La peau que le soleil a saupoudré d'or fin?
Entends-tu onduler dans le chant des dauphins
Ton nom comme en écho pour fêter ta venue?

Regarde l'océan qui sous le ciel attend
L'envie que tu auras d'y plonger tes pensées,
D'y noyer tes remords, tes rêves offensés,
D'oublier à jamais les blessures du temps.

Son corps comme incrusté dans un écrin liquide
Orne tel un diamant les vierges alentours,
Le bleu de l'univers et le silence autour.

J'oublie en la suivant mes heures insipides
Et par ses mouvements auréolés de grâce
Séverine à présent dans mon cœur a pris place.