Poème · Elles n° 6
Soleil
13 février 1992
Une présence solaire dissipe la mort et le brouillard, tout en restant hors de portée.
Un astre est apparu, ce soir, dans ma folie,
Un lumineux soleil aux vents de fantaisie.
C'est alors que j'ai vu... Que j'ai ouvert les yeux
Sur l'unique beauté de son corps merveilleux.
Soulevant tout à coup la mort et le brouillard
Qui depuis si longtemps aliénaient mon regard,
Elle a pris dans mon coeur un espace vacant,
Apporté dans mon âme un morceau de printemps.
Mais malgré l'affection qu'elle m'a dérobée,
Je ne peux me risquer à lui rien demander:
L'amour est impossible avec une hirondelle.
La brune chevelure et les yeux de la belle
Me poursuivent en rêve où un autre est aimé,
Riant sous le soleil un matin de Juillet.