Poème

Sommeil

16 septembre 1998

Dans le silence après l’amour, le corps endormi devient paysage, ligne d’ombre et rose cachée.

Arrive la torpeur épaisse et protectrice
A la tombée du soir entourant l’oreiller:
Silence parfumé de senteurs tentatrices
Encore chaud des douceurs qui m’ont émerveillé.

Là, dans mes bras aimants, je vois toute ma vie
Sur ton corps endormi en courbes dessinée.
Mes doigts suivent la ligne des ombres ravies
Tracées comme la nuit les a imaginées.

Ma faim inassouvie de tes ondulations
Cambre mes reins tendus encore endoloris
Par les derniers assauts de nos inspirations.

Quand enfin le sommeil a raison de mes yeux
Je les ferme en rêvant aux tendres coloris
De la rose cachée dans son écrin précieux.